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 ses espoirs gisent gelés (oswald)
Leonard Rosen
Les trois soldats
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ARRIVÉE : 25/01/2017
PSEUDO : fern
AVATAR : baptiste radufe.
CRÉDITS : aeroplane

 Sujet : ses espoirs gisent gelés (oswald)  /  Lun 30 Jan - 17:45
Il vagabonde ; les pas qui mènent la danse et l'esprit qui se perd, ailleurs. Il vagabonde, surtout pour ne pas rester sans mouvements, surtout pour passer le temps, car l'ennui caresse sa chair, depuis quelques heures, déjà. La pluie tombe sans arrêt, vestige d'un hiver qui ne veut pas réellement être froid, pour les jours passés, en tous cas. La pluie tombe et le froid capture le bitume, pour créer une glace presque cruelle, et les voitures sont absentes des rues, pour aujourd'hui du moins. Leonard dévisage les gens, lorsqu'ils s'abandonnent dans le quartier, comme lui. Un soupir quitte ses lèvres et il grogne un peu, le veston lourd contre sa peau, par la pluie qui tombe ; peut-être aurait-il mieux dû se vêtir, mais ce n'est pas comme s'il en avait à la tonne, des foutus fringues.
L'oeil s'attarde sur une dame qui peine à avancer, un sac d'épicerie sous le bras, une canne à la main. Ses jambes frêles tremblent au moindre mouvement, et elle avance lentement, tangue avec nervosité, dans ses gestes.
Il amorce un pas vers elle, décider à l'aider ; plus par agacement de la voir aussi fragile que par générosité. Mais elle lève les yeux, la pauvre vieille, et serre son sac plus fort, sous son bras. Leonard fronce des sourcils à la voir si conne ; le coeur se crispe de rage et il détourne le pas, s'avance vers un ailleurs, un juron gras entre les lèvres.
- Vieille salope, ouais.
Les doigts cherchent une clope qu'il allume en vitesse, malgré le froid qui massacre ses jointures, l'absence de moufles lui malmenant encore la chair. Il crache la fumée et jette un regard haineux derrière lui ; la vieille a disparu mais la colère reste dansante, dans ses veines. Reniflement lourd, crachat sur le sol ; un peu de rouge contre la perfide glace.
Les pas bifurquent ; Leonard s'engage dans une ruelle, les immeubles le couvrant un brin des larmes du ciel, l'odeur des poubelles lui mordant le nez. La cigarette calme un peu la torture nauséeuse, et il avance, encore ; le corps tremble un peu plus, par le froid contre sa chair, et il ne reste que quelques rues avant l'appartement. Mais l'oeil s'attarde ; un vif roux, un instant. Le pas cesse ; les sourcils se froncent de nouveau, et le garçon se penche, simplement.
Le brin d'orange disparaît sous un carton, la main s'y aventure, curieuse.
Avant de se retirer vivement.
- Fuck ; le juron sort d'une puissance, l'oeil s'attarde sur la griffure, contre sa paume. Des perles de sang commencent à voir le jour, et la douleur est presque tendre. Il serre les dents, Leonard, avant de poser sa tête contre le bitume froid, cul dans les airs, pour capturer le regard apeuré - et rageur - d'un maigre félin. Oh... allo.
La bête feule et tente de se reculer encore plus, mais le mur de brique la stoppe. Leonard la dévisage, un instant ; c'est qu'elle est mignonne, avec son roux, son blanc et son noir. Il fronce des sourcils ; une idée dans la tête.
Le corps se soulève et il retire son veston, le froid glissant plus fort contre sa chair blanche, avant de tendre de nouveau les doigts, pour capturer la bête. Mais elle grogne et griffe, encore, et la douleur engourdit sa main, avant qu'il ne parvienne à la prendre totalement. Elle se débat entre ses doigts, refuse de se glisser dans la chaleur intérieur du vêtement, tend les pattes à tout va ; une griffe s'enfonce dans le menton de Leonard, une seconde, avant de lui laisser une marque. Il jure, enragé, avant d'enfouir totalement la bête dans le tissu, une simple ouverture pour sa tête.
- Saleté d'monstre ; montre un peu d'gratitudes, fuck.
Le chaton lui envoie un regard haineux, se débat encore, malgré sa prison. Il lui lance un regard sombre, le stupide sauveur, avant de reprendre sa marche vers la demeure. Et le corps tremble ; le froid caresse sa chair, au travers de son pull aux mailles trop larges, et le vent n'aide pas. Les doigts sont de glace ; il lui semble qu'il serait incapable de faire bouger ses jointures. Mais il garde la terreur contre son torse, qu'importe la morsure glaciale qui le prend par les tripes, jusqu'à l'appartement.
Le nez coule et dégoutte presque - comme la marque, sur son menton - , alors qu'il galère avec la clé, pour le verrou de la porte ; il y laisse son trousseau, lorsqu'il y parvient. S'abandonne dans l'antre chaud, le corps brûlant, par la chaleur qui y règne. Il lui semble, lors des premières secondes, qu'un milliard de piqûre lui traverse le corps, et s'affaissant contre son lit d'occasion - le canapé, donc - il tremble et renifle, la boule de poil colérique encore entre les doigts.
La porte de la salle de bain s'ouvre ; la vapeur chaude de la douche s'en échappe, comme la nudité d'Oswald, fidèle à lui-même. Le garçon le toise, l'oeil habitué à pareils spectacles. Il ne s'y intéresse plus après avoir tant vu, mais jalouse tout de même sa chaleur.
- Hé, j'espère que t'as pas vidé l'eau chaude, Bones, il gronde, tout bas, serre la veste humide contre lui, ramène même ses jambes contre lui, pour se réchauffer. Il caille, dehors ; j't'avertis.
Rire un peu con, avant un éternuement ; il porte le revers de sa main à son nez pour essuyer la morve, récolte par la même occasion quelques perles de sang, sur son poignet.
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