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 Maybe, you could devastate me. (wrath)
Asya Kovaleva
Les noces rouges
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 Sujet : Maybe, you could devastate me. (wrath)  /  Sam 4 Fév - 3:40
Maybe, you could devastate me.
Il ordonnait, elle venait. C'était le deal, l'inévitable possibilité à laquelle elle ne pouvait se soustraire à moins de voir leur arrangement prendre fin, les preuves dévoilées à qui de droit, et ses délicats poignets sertis de bracelets qui présageaient d'un destin d'emmurée vivante. Elle avait déjà fait le choix avant même de laisser ses lèvres l'avouer, celui de rester libre, même si cela voulait dire devenir l'indic de ce flic trop séduisant pour être honnête. Celui dont elle avait rapidement découvert les facettes les moins reluisantes et, qu'elle avait finalement appris à détester à mesure que ses demandes s'étaient faites plus exigeantes, tandis que le temps passait. A tel point qu'à certains instants, elle n'était plus aussi certaine d'avoir pris la bonne décision, de ne pas avoir eu meilleur temps de risquer la prison plutôt que de devenir une vulgaire poupée manipulable entre ses doigts, prisonnière d'un homme qui ne voyait en elle qu'un pion sacrifiable sur l'échiquier de ses manigances. Celui qui l'avait jetée en pâture aux Noces Rouges comme si cela n'avait pas d'importance ce qui pourrait se produire ensuite, tant qu'elle s'infiltrait dans cette organisation. Il avait fait d'elle une stripteaseuse alors que jamais... elle ne serait tombée si bas sans son aide. Jamais elle n'aurait pris le risque d'attiser les regards comme elle le faisait à présent. Jamais elle n'aurait dansé sur les rythmes lancinants pour le plaisir de ces êtres qui payaient, glissaient des billets pour effleurer sa peau de leurs mains détestables. Jamais. Pourtant, elle avait fini par s'y faire, s'habituant à ce métier dégradant tout en gardant espoir de ne pas se faire avaler par l'engrenage plus affamé des Noces Rouges et qui la guiderait jusqu'entre des draps qu'elle n'aurait jamais choisi.

Peut-être... n'aurait-elle même pas répondu si elle avait su ce que les instants suivants présageaient. Elle sentait malgré tout cette appréhension trop familière nichée au creux de son ventre lorsqu'elle devait le retrouver. D'autant plus quand il ne respectait pas le délai minimum imposé. Cela ne faisait pas un mois... cela ne faisait même pas deux semaines, et elle n'avait aucune envie de le rejoindre. Nerveuse, elle tira une nouvelle latte sur sa cigarette, observant l'obscurité tranchée par les néons de la ville, qui rôdaient autour du Red Diamond qu'elle venait de quitter. Il était tard, mais pas assez malgré tout pour que la nuit soit terminée pour elle. Wrath l'attendait. Elle hésitait pourtant, venant arracher la clope à ses lèvres pour permettre à la fumée de s'en évader. D'un geste sec, elle jeta le mégot au sol pour l'écraser de la pointe de sa chaussure à talon, vestige de ce qu'elle portait avec facilité à présent grâce au striptease, douce ironie. Puis elle resserrera sa veste autour de ses épaules, dissimulant le débardeur et le pull trop ample retombant plus bas que son épaule, qu'elle avait enfilé à la fin de son service. Un jean moulant venait compléter la tenue pratique pour laquelle elle avait opté pour venir travailler... avant de savoir qu'elle aurait rendez-vous un peu plus tard avec Wrath. Elle n'avait rien à lui donner. Rien du tout. Elle n'avait rien appris d'intéressant, et pour cause, leur dernière rencontre remontait en tout et pour tout à une misérable semaine. Les Noces Rouges n'allaient pas lui faire confiance en aussi peu de temps. Il en fallait plus à toute infiltration, mais le flic ne semblait visiblement pas l'entendre de cette oreille.

Elle ne tarda finalement pas à grimper dans le bus qui l'amènerait le plus près possible de l'endroit où elle devait le rejoindre. Silencieuse, elle prit place sans un mot, des écouteurs sur les oreilles pour oublier, se changer les idées, sa tête venant se déposer contre la vitre tandis qu'elle observait la ville défiler sous ses yeux. Demain serait son soir de congé, elle n'aurait pas à danser, elle n'aurait... qu'à se reposer, faire autre chose, avant de replonger dans ce quotidien qu'elle haïssait. Celui qui se mêlait à cette nuit prolongée, alors que quelques minutes plus tard elle descendait à un arrêt, fixant sa montre tout en s'engouffrant dans la cage d'escalier de l'immeuble où elle devait le retrouver. Quelques pas encore... et elle ralentissait. « J'ai besoin que tu me laisses plus de temps... » commença-t-elle en l'apercevant, lui qui était déjà là, silhouette trop familière qu'elle détestait pouvoir reconnaître si facilement. Et plutôt que d'avouer simplement qu'elle n'avait rien, elle demandait comme si elle était en position d'exiger. 
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Wrath Barrons
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 Sujet : Re: Maybe, you could devastate me. (wrath)  /  Lun 6 Fév - 20:13
Barrons attendait impatiemment dans la cage d'escalier impersonnelle de l'immeuble, un pied replié sur le mur et une cigarette aux lèvres. Des volutes de fumée emplissaient le vide saisissant qui l'entourait - la bâtisse était quasiment abandonnée, seulement habitée par quelques squatteurs et sans-domiciles-fixe qui ne causeraient pas de problèmes s'ils entendraient des cris. L'homme, habillé d'un costard noir Armani et bottines de fin cuir noir contrastait terriblement avec les lieux, mais peu importe pour lui. La gamine n'avait pas intérêt à être en retard, déjà qu'elle déjouait son autorité en ne venant pas en avance. Peut-être devrait-il la menacer autrement. Il espérait que le plan qu'il était en train de mettre à exécution avec sa petite copine allait porter ses fruits. Il serait le roi du monde et aurait tous les droits sur elle, ce qui lui convenait plutôt bien.

Lorsqu'il la vit, bafouillant des excuses, un sourire carnassier étira ses lèvres. Loin d'adoucir son expression, cela ne la rendait que plus inquiétante. Il se détacha du mur avant de s'immobiliser, face à la porte d'entrée, laquelle se trouvait donc derrière Asya. Wrath faisait toujours en sorte de ne jamais tourner le dos à une porte ou à une fenêtre. Ce n'était pas une question de peur, mais de contrôle de la situation.
« Plus d'une semaine là-bas et tu n'as rien appris ? J'ai connu mieux que toi, bordel. » Cette gamine ne savait donc rien faire de son corps ? Pourtant, il lui serait bien passé dessus des dizaines de fois, alors que ce n'était pas son genre. Wrath ne souffrait d'aucun conflit avec sa conscience et assumait pleinement sa personnalité : il a donc toujours été attiré par les femmes comme lui, fortes et douloureusement mortelles. Pas par une gamine dont les seins viennent à peine de tendre le t-shirt. Pourtant, en sa présence, il ressentait un bourdonnement sourd à l'intérieur de son corps, et une putain d'érection dès qu'elle s'approchait. Il avait envie de la baiser chaque fois qu'il l'a voyait, et c'était un gros problème. C'était d'ailleurs surement pour ça qu'il se défoulait sur elle plus que sur n'importe qui d'autre. Il voulait la faire à son image, car il savait très bien qu'elle ne l'accepterait pas avant d'avoir lâché son caractère d'alice au pays des merveilles.
Comme elle ne répondait pas tout de suite, Wrath s'approcha d'Asya et tourna autour d'elle alors qu'elle était parfaitement immobile. Il ressemblait à un chasseur prêt à fondre sur sa proie. Bordel, cette innocence le faisait bander comme un taureau. Il fixa ses yeux clairs et furieux et se dit que ce désir est absurde. Il frappe aux moments les plus étranges. Il n'a pourtant que mépris pour ce genre de femmes, habituellement. Son innocence rose et douce le dégoute, bien que le poison aie commencé à insinuer son âme. Pourtant, le corps de W. n'est pas du même avis. En tournant autour d'elle, il ne cesse de se demander pourquoi elle ? Pourquoi pas, disons, un lampadaire, pour ce qu'ils ont en commun ? Elle n'est que soie et rubans de satin. Lui, chair crue et lame de rasoir. Jamais avant cela il n'avait eu la moindre attirance pour son opposé ; il aime ce qu'il est. Wrath émis un profond son de gorge, animal. « Tu vas devoir faire quelque chose de plus pour moi. » Il l'observa ouvrir la bouche et passa ses doigts autour de la gorge d'Asya, ne lui laissant pas le temps de protester. Leurs visages étaient à quelques centimètres. « C'est de ta faute, tout ça, nom de nom, alors ne t'avises pas de me faire des remarques. Réfléchis bien à ce que tu dis avant de parler ou tes cordes vocales pourraient bien ne plus jamais prononcer un son. » Wrath s'étonna un instant de sa politesse. Peut-être que son rendez-vous avec sa petite copine avait déteint avec Asya. « Si tu faisais ton job correctement, tu ne m'obligerais pas à trouver d'autres astuces pour avoir des informations, putain. Je sais ce que tu vas faire, et tu vas accepter, compris ? »
Barrons garda ensuite le silence si longtemps qu'elle finit par lever vers lui un oeil prudent. Il l'observe d'un regard que les femmes ont vu se psoer sur elles depuis des temps immémoriaux, comme si elle était un spécimen qu'il ne parvenait pas à déchiffrer. La douleur dans son caleçon n'avait toujours pas pris fin.
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Asya Kovaleva
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 Sujet : Re: Maybe, you could devastate me. (wrath)  /  Lun 6 Fév - 23:25
Il était là, dans cette cage d'escalier, à l'attendre. Ombre silencieuse, à la nicotine aussi brûlante que celle qui divaguait déjà dans les veines d'Asya. Les mots s'étaient élevés, excuses réelles, véritables, du peu de temps pour réellement parvenir à obtenir des confessions quelconques des êtres qui peuplaient ce club. Difficile d'avoir mieux en si peu de temps. Elle savait qu'elle parviendrait à obtenir quelques informations par-ci, par-là, peut-être même par les membres des trois soldats qui trainaient souvent dans les parages... particulièrement par cette fille qui rôdait autour d'elle. Mais il fallait du temps, c'était nécessaire, et il fallait qu'il l'entende, qu'il saisisse que si elle posait trop de questions cela éveillerait fatalement la suspicion de ceux qui détenaient les informations qui lui plairaient. Pourtant, elle savait avant même qu'il ouvre les lèvres que sa logique n'y suffirait pas. Puis les mots volèrent, claquèrent comme une gifle, mais elle resta silencieuse, malgré l'envie de lui dire d'aller emmerder quelqu'un d'autre alors, si les autres faisaient mieux qu'elle. Il aurait pu choisir ces "autres" pour ce job, plutôt que de l'y obliger, elle. Il aurait pu lui épargner ce qu'elle endurait sans broncher jour après jour.

Les lèvres closent, elle se contentait de serrer les poings, ayant une furieuse envie de reculer lorsqu'il l'approcha finalement alors qu'aucun mot ne s'extirpait de sa gorge. Commençant à tourner autour d'elle à la manière d'un prédateur, elle sentit son cœur battre de plus en plus vite, risquant de s'échouer à tout instant contre sa poitrine. Mais elle était fière... sans raison, vraiment, surtout face à lui. Et puis, il la tenait, prisonnière, par cette menace insidieuse qui n'avait même plus besoin d'être énoncée. Elle ne pouvait pas simplement partir. Et elle n'était de toute manière plus aussi certaine qu'il la laisserait faire, qu'il se contenterait vraiment de lui laisser ce fichu choix. Peut-être par les mots, mais au final, si ses actes lui disaient merde, elle était presque certaine qu'il les lui ferait regretter. Pourtant, lorsqu'il déclara enfin la véritable raison de sa présence en cette nouvelle nuit trop précoce, cette nouvelle chose qu'elle devrait faire pour lui, c'était comme s'il venait de chatouiller cette boule qui lui nouait l'estomac. Comme s'il écrasait son cœur entre ses doigts glacés. Ses lèvres s'ouvrirent, prêtent à déverser un "non", accompagné d'une remarque sur le fait que même si elle avait eu quelque chose à lui mettre sous la dent ce soir, il avait visiblement déjà décidé que ça ne suffisait pas, comme l'autre fois. Elle n'était pas idiote. Peut-être un peu pourtant, alors qu'elle s'était laissée emprisonner par l'homme qui lui faisait face, celui qui ne la laissa pas offrir un son à ses pensées, tandis que ses doigts se refermaient avec avidité autour de sa gorge, menace explicite sur le fait que ce n'était pas le moment de parler.

Alors elle les ravala ces mots, cette folie incandescente de lui tenir tête, face à celui qui l'accusait à présent, la désignant comme responsable, accompagnant la prise de sa main de la menace plus morbide de ne pas survivre selon ce qu'elle pourrait lui dire, à présent. Elle le détestait, malgré les mots presque plus suaves qui rendaient ses propos plus dangereux au fond. La violence était une chose qu'elle savait gérer, encaisser, mais ça... Il devait sentir son cœur qui battait si fort dans sa poitrine, à sa gorge, contre sa paume, alors que leurs yeux s'affrontaient, qu'un frisson glacé dévalait son être, que sa respiration soulevait sa poitrine plus rapidement. Par crainte, peut-être aussi parce qu'elle savait que ses yeux n'enverraient que des reproches haineux à cet être qui l'entrainait toujours plus bas, toujours trop loin, elle détourna le regard. « Si tu faisais ton job correctement, tu ne m'obligerais pas à trouver d'autres astuces pour avoir des informations, putain. » Elle eut cette envie de l'envoyer se faire voir, de lui dire qu'il n'était qu'un connard, un enfoiré, qu'il n'avait qu'à le faire lui-même son fichu job. Mais il y avait ces doigts autour de sa gorge, cette pression qui lui fit ravaler toute sa rancœur. « Je sais ce que tu vas faire, et tu vas accepter, compris ? » Accepter ? Comme ça ? Sans même savoir ce qu'il voulait ? Non. Elle en était tout bonnement incapable, d'autant plus s'il ressentait le besoin de la menacer ainsi. Elle resta silencieuse, tout comme lui, avant de finalement relever les yeux sur celui qui la fixait comme si elle était une énigme, qu'il ne savait pas réellement qu'elle serait sa réaction. Folie ou raison, alors que les doigts emprisonnaient toujours sa gorge délicate ? « J'aurai des infos... j'ai des pistes. Il me faut juste encore un peu de temps. Je... » Elle hésita, humectant ses lèvres, détournant encore brièvement les yeux, avant de laisser un instant de plus ses paupières se clore comme un voile tombant sur son être, échapper aux prunelles invasives de son bourreau. « C'est trop tard, c'est ça ? Ça ne te suffit plus ? » Il avait déjà décidé, n'est-ce pas ? Lui assurer que la prochaine fois il y aurait plus était aussi inutile que de vouloir repousser l'instant où il lui dirait pourquoi elle prendrait mal sa nouvelle demande, de toute évidence. Ainsi, levant sa main de cette gestuelle délicate et sensuelle qu'elle réservait aux clients du Red Diamond, elle vint ébaucher lascivement de ses doigts le poignet qui emprisonnait sa gorge. Caresse audacieuse, charmeuse, qui cherchait à adoucir le prédateur, ou tentait au moins de lui offrir un moyen d'échapper à sa prise. « Qu'est-ce que tu attends de plus de moi ? » souffla-t-elle en laissant la mer de jade colérique de ses prunelles revenir s'attarder sur son regard.

 
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